martedì 3 marzo 2026

La ragazza con il compasso d'oro

Nicolas de Largillière, Portrait de Mme Emilie du Châtelet

Marco Fioravanti
Emilie du Châtelet savante e incidentalmente amante di Voltaire
il manifesto, 5 aprile 2023

Il prezioso ritratto degli inizi del Settecento di Nicolas de Largillière, raffigurante una studiosa che domina le scienze e padroneggia le leggi della filosofia naturale, da sempre identificata con Émilie du Châtelet, è considerato oggi come la rappresentazione di Uranie, dea dell’astronomia e della geometria. Proprio tramite l’intrecciarsi delle figure di Uranie ed Émilie, la musa idealizzata e la donna reale, va letto il libro di Paola Cosmacini, La ragazza con il compasso d’oro La straordinaria vita della scienziata Émilie du Châtelet (Sellerio, 2023 pp. 250, € 20,00) che evita il genere usurato della biografia romanzata, per tracciare lo spirito del secolo dei Lumi attraverso il ritratto di una donna riluttante a incarnare il ruolo, cui è stata consegnata, di amante di Voltaire. Certamente, il sodalizio sentimentale e culturale tra i due è centrale nella breve ma intensa esistenza di Madame du Châtelet, «la donna che fra tutte in Francia aveva predisposizione per ogni scienza», come ebbe a scrivere il suo protégé il quale in lei ritrovava intelligenza, finezza di gusto, ardente desiderio di istruirsi. Femme savante per eccellenza, scrittrice, traduttrice, matematica di genio, scienziata sperimentale, appartenente a uno dei casati più influenti di Francia in stretti rapporti con la famiglia reale, incontrò i pregiudizi e i paradossi delle donne (privilegiate) del suo tempo: obbligate a sposarsi e ad avere dei bambini, era accordato loro il diritto alla negligenza. L’infedeltà coniugale, purché accompagnata da una certa riservatezza, non era considerata dalla nobiltà e dall’alta borghesia un vizio. In un momento di fiducia illimitata nella ragione e nella scienza, Émilie partecipò in prima linea, assieme a d’Alembert, Condorcet e allo stesso Voltaire, a quella querelle des femmes che ripensò e ridefinì la relazione tra i sessi, battendosi per i diritti delle donne, denunciando l’ignoranza in cui erano tenute, la disparità di trattamento sociale e giuridico, l’assenza di un’educazione libera da pregiudizi. Questa «figlia del secolo», non estranea ai clamori di un’epoca in perpetuo mutamento, fatta di amori, tradimenti, frivolezze di nobildonne divise tra balli, teatri e incontri galanti, ma anche di scienza, medicina, letteratura, educazione, libertinismo, emancipazione femminile, ha perseguito con ardore e caparbietà il lavoro di scienziata, culminato con la monumentale traduzione dei Philosophiae Naturalis Principia Mathematica di Newton, offrendo, come chiosò il suo ingombrante amante in una sorta di epitaffio postumo, lo spettacolo di due prodigi: «uno che Newton abbia scritto quest’opera e l’altro che sia stata una donna a tradurla e commentarla». Alla moitié du genre humain, dichiarava Émilie du Châtelet rammaricandosi di non poter godere degli stessi diritti degli uomini, mancava ancora il suo trionfo.

Emilie nelle memorie del suo valletto: un episodio
Sébastien Longchamp

Tuttavia, qualche giorno dopo, mentre era nella vasca da bagno, suonò il campanello; corsi in camera sua, ma mia sorella, impegnata altrove, non c'era in quel momento. Madame du Châtelet mi disse di prendere un bollitore che era davanti alla stufa e di versare acqua nella sua vasca, perché si stava raffreddando.
Avvicinandomi, vidi che era nuda e che non era stata messa alcuna essenza nella vasca, perché l'acqua era perfettamente limpida e limpida.
Madame allargò le gambe in modo che potessi versare l'acqua bollente che stavo portando più facilmente e senza farle male. Mentre iniziavo questo compito, il mio sguardo cadde su ciò che non stavo cercando di vedere; vergognandomi e girando la testa il più possibile, la mia mano tremò e versai l'acqua a casaccio. "Stai attento", disse bruscamente, a voce alta, "mi brucerai". Fui costretto a tenere d'occhio il mio lavoro e a mantenerlo, contro la mia volontà, più a lungo di quanto avrei voluto. Non ero ancora abituato a tanta disinvoltura da parte delle mie padrone che servivo.

Cependant quelques jours après, au moment où elle était dans son bain, elle sonna ; je m’empressai d’accourir dans sa chambre, ma sœur, occupée ailleurs, ne s’y trouvait point alors. Madame du Châtelet me dit de prendre une bouilloire qui était devant le feu, et de lui verser de l’eau dans son bain, parce qu’il se refroidissait.
En m’approchant, je vis qu’elle était nue, et qu’on n’avait point mis d’essence dans le bain, car l’eau en était parfaitement claire et limpide.
Madame écartait les jambes, afin que je versasse plus commodément et sans lui faire mal l’eau bouillante que j’apportais. En commençant cette besogne, ma vue tomba sur ce que je ne cherchais pas à voir ; honteux et détournant la tête autant qu’il m’était possible, ma main vacillait et versait l’eau au hasard : Prenez donc garde, me dit-elle brusquement, d’une voix forte, vous allez me brûler. Force me fut d’avoir l’œil à mon ouvrage, et de l’y tenir, malgré moi, plus longtemps que je ne voulais. Je n’étais pas encore familiarisé avec une telle aisance de la part des maîtresses que je servais.

Sébastien LongchampAnecdotes sur la vie privée de Monsieur de Voltaire, texte établi par Frédéric S. Eigeldinger, présenté et annoté par Raymond Trousson, Paris, Honoré Champion, 2009 («Bibliothèque des correspondances, mémoires et journaux», 50), pp. 329.


La lecture de ce volume constitue un véritable bonheur pour ceux qui s’intéressent à Voltaire. Ces mémoires ont été écrits par un copiste et valet de chambre de Voltaire, de 1746 à 1753. Le texte reflète la manière de penser du scripteur, ce qui justifie la publication parallèle des Anecdotes (pp. 41-143) et des Mémoires (pp. 143-295), présentant les mêmes événements, mais tandis que le premier texte est dû à la plume de Longchamp, le second a été remanié par Decroix, son premier éditeur. Celui-ci transforme le titre, corrige et complète le texte original quand il le publie en 1806. Selon les critiques, Longchamp manquait de talent littéraire, mais si l’on admet que le style, c’est l’homme même, on doit reconnaître que le premier texte est révélateur, si l’on veut comprendre le point de vue du narrateur. Il est l’unique témoin d’une période particulièrement féconde de la vie de Voltaire. Le titre promet la présentation de la vie privée du philosophe et l’auteur conçoit ce terme dans le sens le plus large. L’ouvrage nous permet de découvrir la vie commune que mènent Voltaire et Mme du Châtelet qu’il servit avant de devenir le serviteur dévoué de Voltaire. Le narrateur accorde un intérêt particulier à la vie de société et aux voyages. Il prépare ces derniers, donc il les voit de l’intérieur: raconte les anecdotes, les petits incidents, les circonstances agréables ou pénibles. Les scènes de la vie de société sont présentées de seconde main, mais parmi les amis choisis de Voltaire se trouvent des personnages illustres comme Mme de Pompadour, Mme du Maine, la cour de Lunéville et de Berlin. La présentation de la vie intime de Voltaire (rapports humains, jalousies, deuils, situation financière) complète de façon intéressante les écrits autobiographiques de Voltaire. En plus de l’homme, nous y côtoyons constamment l’auteur. Les renseignements sur la réflexion et la pratique du dramaturge sont d’un intérêt particulier: nous y découvrons les théâtres privés de Paris, mais aussi le rapport que Voltaire entretient avec les comédiens qui ont contribué au succès de son théâtre. Il découvre des comédiens talentueux (Lekain), dicte ses conditions aux théâtres et réagit promptement à l’accueil du public (réécrit en trois jours les parties mal reçues). Le texte permet de voir le processus de la création: la préparation à l’écriture des ouvrages historiques, la légèreté de sa plume quand il rédige un sermon à la demande de quelqu’un. Nous y voyons l’écrivain cherchant le succès auprès du public contemporain, et en particulier auprès de ses amis dont le goût le forme. Certaines œuvres de Voltaire sont parvenues à la postérité grâce à ces mémoires qui englobent, en dehors de la narration, des poèmes, des discours, des lettres et des fragments ou titres d’ouvrages non publiés au cours de sa vie. Longchamp livre des détails concernant les controverses de Voltaire avec ses éditeurs: il montre comment l’auteur de Zadig fait plaisir à ses amis, en leur préparant une édition en exemplaires limités, tout en déjouant des éditions pirates. Le portrait que l’auteur dessine de Voltaire, présente un homme, caractérisé par la vivacité et la curiosité auquel l’amitié et la création sont également chères.
L’édition critique des Anecdotes est bien soignée. Une introduction et des notes savantes, profitant des recherches les plus récentes sur la vie de Voltaire, permettent de lire ces mémoires, qui ne sont pas toujours fiables, en tant que document authentique, et à découvrir en même temps l’existence d’un serviteur, homme quotidien, qui a des défauts et exagère probablement son rôle, mais qui comprend l’importance de ses tâches. En dehors du texte original et de son édition remaniée (et annotée par Decroix), le volume comprend des annexes, une bibliographie et un index.

Olga Penke«Sébastien Longchamp, Anecdotes sur la vie privée de Monsieur de Voltaire»Studi Francesi, 160 (LIV | I) | 2010, 152.


Sul ritratto

In the painting, it appears that Chatelet is looking upward, which symbolizes her interest in astronomy. Chatelet also appears to be holding a gold compass in her right hand, which is suppose to symbolize her work in measuring and bringing order to the natural world and universe. Lastly, her left hand is placed on top of a glob, which represents Newton’s theory of universal gravitation. The painting was sold in 2010 for $134,500 (Weinstock, 2014).
After looking at this painting, I learned a lot about the French painter, Nicolas de Largillier, and why he painted a portrait of Chatelet. During the 18th century, it was often unheard of women as scholars, and Chatelet was notably one of the first female mathematicians. Chatelet was born in Paris, and always enjoyed math and science. As she grew older, she became very interested in Isaac Newton’s work. I learned that she is best known for her translation and commentary of Newton’s groundbreaking Principia, which is still used today. (Jessica Montevago)

https://machiave.blogspot.com/2014/10/voltaire-emilie-e-le-altre.html



Medioevo immaginario

Giuseppe Sergi
"Non siamo mica nel Medioevo". Viaggio nelle fake news della storia
La Stampa, 3 marzo 2026

«Stiamo tornando al medioevo»: è una frase fatta che, in quanto tale, dovrebbe infastidire tutti, ma è evidente che dispiace soprattutto a chi il medioevo lo studia e tenta di insegnarlo. La si legge o la si ascolta ogni giorno. È un uso indubbiamente irriflesso, di vecchia data. Non si può neppure dire che si sia incrementato negli ultimi decenni, quelli coincidenti con l’“era dell’incompetenza”, né che sia del tutto inseribile nel dibattito attuale sulle fake news, dibattito che ha un padre nobile in Marc Bloch, il più grande storico del Novecento, forse non a caso un medievista, anche se a proposito di “false notizie” si è occupato di Prima guerra mondiale.

Il tempo presente riserva molta attenzione ai luoghi comuni. Da un lato con un atteggiamento diffuso che tende a perdonarli, ricorrendo a una sorta di buon senso teso a valorizzare il fondo di verità che in essi sempre ci celerebbe. Dall’altro con l’accentuarsi delle riflessioni sociologiche e psicologiche sui pregiudizi riscontrabili in vari campi e sulle ragioni della loro permanente tenuta.

I richiami continui e abbondanti al presunto “medioevo” e all’aggettivo “medievale” non contengono invece pressoché mai quel fondo di verità. Ha certamente molto peso la “deformazione prospettica” che, conducendo a incontrare prima ciò che del passato è più vicino a noi, induce a individuare in tutto il lungo medioevo alcuni caratteri del Tre-Quattrocento, cioè del medioevo finale, rispetto al quale l’età moderna appare come sviluppo o rottura. Complessivamente prevale nelle conoscenze correnti un medioevo immaginario che finisce con il cancellare quello reale. In anni relativamente recenti si è sviluppato giustamente, come campo di ricerca a sé stante, lo studio del medievalismo, cioè l’indagine sui fattori che, in particolare dall’Ottocento romantico in poi, hanno determinato e determinano quell’immaginario, sulle mode, le nostalgie, gli esorcismi e le false interpretazioni: è certo un pezzo di storia della cultura che ha una sua autonomia e che è giusto sia approfondito. Di medievalismo le pagine che ho scritto nel mio nuovo libro non si occuperanno, o lo faranno solo incidentalmente. Mi propongo infatti di illustrare, per grandi temi, ciò che il millennio medievale ha davvero contenuto, sfruttando i giudizi spesso unanimi della ricerca medievistica – il dibattito c’è sempre, ma è per lo più su argomenti di dettaglio che arrivano poco al grande pubblico – e partendo dalla correzione degli errori più tenaci, che si possono ascrivere a due grandi categorie.

Individuiamole, trascurando il ricorso alle definizioni medievaleggianti che vogliono indicare tutto ciò che non è attuale ed è giudicato severamente come superato e non riproponibile. Spesso con effetti assurdi e involontariamente comici: è “da medioevo” insistere sul mantenimento delle auto a benzina, creare ostacoli agli scioperi, vietare l’uso dell’intelligenza artificiale nelle scuole, rinunciare ai supporti tecnologici per verificare il fuorigioco nelle partite di calcio o per controllare gli abbonamenti sugli autobus.

La prima categoria è quella del ricorso deformante al millennio medievale voluto e intenzionale: questo ricorso è indubbiamente agevolato anche dall’ignoranza, ma è chiaro che in questo caso lo “stereotipo medioevo” fa comodo così com’è. Da parte di chi? Di istituzioni e individui per valorizzare il progresso successivo, per definire le premesse della modernità, per cercare radici inventate di nazioni o di circoscritti ambiti di civiltà, per organizzare manifestazioni in costume, per rifuggire da un “prima” condannabile oppure, all’opposto, nostalgicamente rievocabile. Non mancano opere dedicate appunto a questa intenzionalità: la falsificazione della storia in generale è ritenuta in gran parte inevitabile perché è giudicato troppo comodo l’uso retorico-dimostrativo di materiale attinto all’idea più sedimentata di passato.

La seconda categoria è la più insidiosa e la più difficile da correggere: quella corrispondente a una cultura diffusa che è ferma a ciò che si sapeva di medioevo nella prima metà del Novecento. È stata perpetuata da divulgatori, da storici locali, in qualche caso anche da studiosi di discipline diverse dalla medievistica e, soprattutto, da troppi manuali scolastici. Nei corsi di storia, quando la parte medievale era aggiornata e ben fatta, è stata spesso sostituita nel giro di pochi anni, perché gli insegnanti lamentavano (con i rappresentanti editoriali, che poi riferivano in casa editrice) la mancanza proprio di ciò che era giusto non ci fosse: ad esempio lo schema della curtis compatta e concentrica, chiusa all’esterno (per giustificare la vecchia idea ottocentesca dell’economia fondata sul baratto), oppure la piramide feudale, ormai da oltre cinquant’anni famigerata per i medievisti professionali.

Entrambe le categorie non comportano solo piccoli vizi lessicali, ma anche insidiose trappole contenutistiche: per questo è doveroso spiegare come stavano davvero le cose, in coerenza con gli intenti della collana «Fact Checking».

Il vero baricentro del potere

Masoud Pezeshkian
Francesca Luci
Pezeshkian nella leadership provvisoria dopo Khamenei

il manifesto, 3 marzo 2026

Mentre il fumo dei bombardamenti riempie i cieli sopra Teheran, la domanda chiave rimane: cosa succederà dopo la massiccia aggressione militare degli Stati Uniti e di Israele e la violenta scomparsa di Ali Khamenei, l’uomo che ha guidato l’Iran per oltre tre decenni? Il Paese resta di fronte a una vera e propria sfida esistenziale, le cui conseguenze inevitabilmente si rifletteranno su tutto il Medio Oriente e avranno ripercussioni a livello globale.

L’INTERVENTO militare israeliano-americano può certamente essere considerato una violazione degli articoli 2 e 5 della Carta delle Nazioni unite, che tutelano la sovranità degli Stati e vietano l’uso della forza contro di essi. Oggi, però, la logica del diritto internazionale sembra subordinata alla realtà della forza, dove chi detiene il potere militare può agire con relativa impunità.

Il futuro dell’Iran, paradossalmente, dipende molto dagli obiettivi di Washington e Tel Aviv, considerando la loro superiorità militare e la prevedibile prevalenza nel lungo periodo. La distruzione delle capacità nucleari, missilistiche e militari dell’Iran è il primo obiettivo che Washington e Tel Aviv perseguono.

L’amministrazione Trump ha esplicitamente dichiarato di mirare al cambiamento di regime. Trump ha invitato il popolo iraniano a «prendere il controllo del governo», suggerendo un obiettivo di riforma politica. Tuttavia, secondo alcune fonti, la diplomazia americana è alla ricerca di personaggi influenti nel regime per poter garantire un patto politico dopo la distruzione dell’arsenale militare di Teheran. Il piano ricorda l’azione americana seguita in Venezuela: una Repubblica Islamica più docile che possa operare in campo neutrale e disarmato.

CI SONO STATE VOCI secondo cui Ali Larijani, Segretario del Consiglio per la Sicurezza Nazionale, avrebbe aperto canali di contatto con gli americani. Larijani fa parte di una potente famiglia; suo fratello, Sadiq Larijani, è un religioso e attualmente è presidente del Consiglio per il Discernimento Nazionale, considerato da alcuni come un possibile successore di Khamenei, anche se non essendo discendente del Profeta potrebbe causare difficoltà nella comunità sciita. Ma nei momenti di guerra sembra che il comando militare prevalga su quello politico. Infatti, le pressioni dei Guardiani della Rivoluzione hanno spinto Larijani a smentire le voci circolate, pubblicando un messaggio sul canale X in cui ha scritto: «Non negoziamo». Comunque, il piano americano potrebbe non piacere a Tel Aviv, che preferisce un Iran in una condizione di instabilità interna – un Paese «diviso, fallito e caotico», incapace di proiettare potenza all’esterno – piuttosto che impegnarsi in una complessa e incerta operazione di ricostruzione politica.

Indebolire le forze di sicurezza del Paese attraverso bombardamenti ripetuti, come è avvenuto nei primi tre giorni del conflitto, specialmente nella capitale e nelle città principali, e sollecitare rivolte popolari ed etniche – come l’invito diffuso da Netanyahu in lingua persiana su reti e tv di lingua persiana – sembra essere l’obiettivo di questo disegno. Non sarebbe affatto sorprendente se Tel Aviv armasse i gruppi etnici curdi o baluci, o anche i gruppi di opposizione, sotto la bandiera della lotta per la libertà. Una guerra civile fratricida in Iran metterebbe Israele al riparo da un potenziale antagonista.

Tuttavia, esistono altre variabili che possono cambiare radicalmente gli scenari previsti dagli americani e dagli israeliani, come ad esempio la resistenza della struttura politica e militare di Teheran. Per il momento, Teheran mostra compostezza e determinazione, suscitando sorpresa in molti osservatori.

A livello politico è stato istituito un consiglio di leadership provvisorio che comprende il presidente Masoud Pezeshkian, il capo della magistratura Gholam-Hossein Mohseni-Ejei e il chierico Ali Reza Arafi. Questo consiglio ha il compito di gestire l’amministrazione ordinaria. Il potere formale di eleggere il successore spetta all’Assemblea degli Esperti.

IL VERO BARICENTRO del potere iraniano risiede nel Corpo delle guardie della rivoluzione islamica, che non è solo un esercito parallelo ai militari regolari, ma un vero e proprio impero industriale e politico che controlla ampi settori dell’economia nazionale. Ciò può portare il Paese a un sistema militarizzato impegnato in una lotta per la sopravvivenza nazionale, dove i confini tra autorità religiosa e comando militare diventano sempre più labili.

 

Una minima ordalia

 

i duellanti del sonetto
Fortini-Zanzotto. L’analisi del carteggio mostra che una buona metà della vita i due litiganti l’hanno spesa a rispecchiarsi l’uno nell’altro

Ordalia. La parola deriverebbe dall’antico anglosassone Ordal, «giudizio di Dio», e designa quelle prove cui in antico venivano sottoposti gli accusati: gli innocenti salvati dall’Altissimo, gli altri bruciati affogati schiacciati da massi. Di lì viene ogni forma di tortura, ma anche (secondo alcuni giuristi) l’istituto della giuria popolare, nella quale si tradurrebbe l’«orda» col suo barbarico giudizio (vale anche per i premi letterari, certo).

L’ordalia si svolse nel momento più caldo. Sono i primi di giugno del 1968, ma quella sera a Milano si gela. Qualche mese prima è uscito un libro bruciante del napalm che incendia il Vietnam, ma dal titolo d’algida ironia: La Beltà. E sul «Corriere della Sera» è appena uscita, a sorpresa, l’incoronazione di Montale: quella poesia «agisce come una droga sull’intelletto giudicante del lettore». Si può immaginare il clima della serata. Prende la parola un poeta giovane che brilla per acume critico, Giovanni Raboni, e dice cose molto giuste. Dopo di lui è però la volta di Franco Fortini. Non è solo un poeta di rilievo e il critico più ascoltato, cioè temuto, su piazza; in quel momento il suo marxismo eretico, all’improvviso, è à la page. Del lavoro di Zanzotto è stato fra i primissimi testimoni, alternando adesioni entusiastiche a contraggeni laceranti. Non sa però Zanzotto che per Mondadori Fortini ha scritto un parere di lettura che, con sofistica dialettica, ne sconsiglia la pubblicazione. Vittorio Sereni però conosce i suoi polli, e «la conclusione editoriale è SÌ». Mentre il libro-bomba comincia così la sua strada, che oggi ce lo fa considerare il libro di svolta del Novecento italiano, l’ordalia deve comunque prodursi. Chi conosce il rituale lo sa: le presentazioni di poesia sono coatte all’eufemia e, il più delle volte dunque, alla genericità. Invece dal tavolo dei relatori, quella sera, Fortini rincara la dose; e i due non si parleranno, in sostanza, per quasi quattro anni.

L’episodio è il clou di un duello che di anni ne dura più di quaranta, e che ora la bravissima Matilde Manara ha finalmente ricostruito nella sua interezza, aggiungendo il bonus di quegli interventi leggendari, trascritti da un’audiocassetta quasi sessantenne, e dei pareri mondadoriani. Un duello, sì; del resto fra le ordalie c’era in antico anche il «duello di Dio»: che fra i contendenti dava ragione al più forte (un criterio molto basic, questo di Goti e Longobardi, al quale oggi torniamo spensierati). E sarà appunto Zanzotto a definire «ordalie» quelle cui Fortini costringeva gli interlocutori cui era più affezionato (Pasolini e lo stesso Sereni ne sapevano qualcosa).

Alla maniera stilnovistica della tenzone, i due tornano a incrociare le rispettive lame, o piuttosto lime, nel decennio successivo. All’inizio degli anni Sessanta entrambi hanno giocato con una forma, il sonetto, una volta egemone ma finita nel dimenticatoio almeno dai tempi di Leopardi. Autoironico Fortini apre il fuoco inviando a Zanzotto un primo sonetto (non conservato purtroppo), cui il destinatario risponde subito, non sappiamo se «per le rime». Ma sono proprio le rime, il punto: la forma-spettro è deliberatamente inattuale, nei confronti di un mondo contemporaneo che si chiamerà, di lì a poco, postmoderno (anche se i due preferiscono parlare di «convenzionismo», Zanzotto, o «manierismo», più coraggiosamente Fortini). In ogni caso è una svolta decisiva non solo per le rispettive opere in versi, ma per tutto il corso della nostra poesia. Nel Galateo in Bosco di Zanzotto, nel ’78, il fulgido cristallo dell’Ipersonetto sarà composto in gran parte dai materiali della tenzone: e farà scuola presso almeno due generazioni di poeti (non escluso l’altro attore di quella serata di tregenda, Raboni). A più lento rilascio viene di qui pure il sarcasmo civile, arci-sconfitto, del Fortini di Composita solvantur, che nel ’94 con caramellati melismi metastasiani canta le guerre virtualizzate dai media. E la replica di Zanzotto – la poesia LIVE, che due anni dopo segna a dito il «teleschermo» che «dirette erutta e balocchi» – viene a sua volta da una lettera a Fortini.

Una buona metà della loro vita, insomma, questi due facondissimi duellanti l’hanno spesa a rispecchiarsi l’uno nell’altro. Nota acutamente Manara, infatti, come sia a chiasmo il rapporto di forze del loro «duello di Dio»: Zanzotto passa da umile apprendista di provincia al rango, da Fortini accordatogli con formula dantesca in un’intervista, di «suo maggiore nella “gloria della lingua”». Nel ’79 gli chiede una prefazione a Una obbedienza, e Zanzotto descriverà magnificamente il «ponte» che nella poesia di Fortini unisce la sua ideologia alla passione, tutt’altro che razionale, del suo «terremoto del profondo».

Obliquamente eloquente è soprattutto una coppia di sonetti da Fortini mandati a Zanzotto nel ’77. Se il primo ricorda all’interlocutore (da lui sempre incoraggiato al «ragionamento») «che umana è nostra creta», cinque mesi dopo gli si rivolge invocando da Zanzotto «il vero fuoco» che solo lui riesce ancora a «cantare» – mentre chi scrive, su d’esso, sa solo «specolare». Con tipica imagery manieristica Fortini si raffigura prigioniero di una «grotta ove in ombra si invischia» mentre cerca invano, «chimico inetto», di produrre esplosivi «in odio al secolo». Risolutivo potrà forse essere solo il portatore di fuoco – il poeta appunto. Sapevano entrambi, quella metafora, a quale esplosione si riferisse. Nove anni prima l’uno l’aveva fatta brillare; e l’altro aveva provato a soffocarne le fiammate. Ma quel fuoco non s’era mai estinto.

Franco Fortini-Andrea Zanzotto

Una minima ordalia. Carteggio 1952-1994

a cura di Matilde Manara con la collaborazione di Pietro Orlandi

e Jacopo Maria Romano

Quodlibet, pagg. 224, € 20

Il regno dell'incertezza


Frédéric Autran
Guerra con l'Iran: dal Golfo a Beirut, la fiammata regionale
Libération, 2 marzo 2026

 "La guerra è il regno dell'incertezza", scrisse Carl von Clausewitz. Due secoli dopo, la frase risuonò con immutata attualità lunedì mattina, 2 marzo, quando le difese aeree kuwaitiane abbatterono per errore tre F-15 americani. Tutti e sei i piloti furono salvati dai loro seggiolini eiettabili, ma l'incidente illustra perfettamente la "nebbia di guerra" teorizzata dal generale prussiano. Nei cieli mediorientali saturi di droni, missili balistici, aerei da combattimento e fuoco incrociato, il confine tra alleato e nemico a volte si dissolve in pochi fatali secondi.

Ma questo attacco fratricida conferma anche un'altra realtà: la guerra lanciata sabato da Israele e Stati Uniti contro l'Iran ha rapidamente cessato di essere un semplice scontro frontale. Dalla mattina del 28 febbraio, quando gli attacchi hanno ucciso la Guida Suprema Ali Khamenei e decapitato gran parte della leadership politica e militare iraniana, il conflitto ha continuato ad espandersi a cerchi concentrici. Teheran ha già reagito su una decina di fronti: missili balistici e droni contro Israele, Bahrein, Qatar, Kuwait, Emirati Arabi Uniti, Arabia Saudita, Oman e Giordania; e milizie filo-iraniane che hanno attaccato le installazioni americane a Baghdad ed Erbil, in Iraq.

Des familles libanaises déplacées en raison des tirs israéliens dans le sud du pays, lundi 2 mars.
Famiglie libanesi sfollate a causa dei bombardamenti israeliani nel sud del Paese, lunedì 2 marzo. (Bilal Hussein/AP)

Lunedì, i droni iraniani hanno preso di mira una base britannica a Cipro, il primo attacco a colpire il suolo europeo. Ma la svolta più devastante è arrivata dal Libano , dove Hezbollah ha rotto oltre un anno di silenzio armato lanciando una salva di razzi contro Israele. La risposta di Tel Aviv è stata rapida e devastante: almeno 52 persone sono state uccise a Beirut e nel sud del Paese, secondo le autorità sanitarie. Il governo libanese ha chiesto a Hezbollah di cessare immediatamente il fuoco e di consegnare le armi allo Stato, un'ingiunzione che nessuno si aspetta venga ascoltata. "Concluderemo questa campagna non solo colpendo l'Iran, ma anche infliggendo un colpo devastante a Hezbollah", ha avvertito il capo dell'esercito israeliano, il tenente generale Eyal Zamir.

Una scommessa iraniana "disperata"

Nel Golfo, le onde d'urto sono ancora più profonde. L'Iran ha scelto i suoi obiettivi con fredda logica: non solo le basi americane, un comodo pretesto, ma le infrastrutture vitali delle monarchie petrolifere la cui prosperità si basa sulla promessa di stabilità. Missili o i loro detriti hanno colpito le Etihad Towers di Abu Dhabi, l'aeroporto di Dubai e i quartieri residenziali di Manama e Doha. E lunedì, il settore energetico è stato preso di mira. La raffineria saudita di Ras Tanura, una delle più grandi al mondo con una capacità di oltre mezzo milione di barili al giorno, è stata colpita da droni e temporaneamente chiusa. Al largo delle coste dell'Oman, un drone navale ha affondato una petroliera battente bandiera delle Isole Marshall, uccidendo un marinaio indiano. In Qatar, la società statale QatarEnergy ha sospeso la produzione di gas naturale liquefatto, eliminando uno dei suoi principali fornitori dal mercato globale.

In un articolo pubblicato sulla piattaforma Substack , l'analista Hussein Aboubakr Mansour decifra la logica dell'Iran: "Il modello economico del Golfo – quello degli Emirati soprattutto – si basa sulla promessa di un'oasi di stabilità in un contesto caotico. Colpite gli aeroporti, gli hotel e i quartieri commerciali di Dubai, Doha e Manama, e colpite le fondamenta su cui poggia l'intero progetto di diversificazione post-petrolifera". Teheran spera in questo modo di spingere gli stati del Golfo a fare pressione su Donald Trump. Ma per Mansour, questa scommessa "disperata" potrebbe ritorcersi contro l'Iran: "Le capitali del Golfo sono ora molto più propense a spingere Washington a portare a termine l'opera – più forte, più veloce e più decisa – piuttosto che a implorare un cessate il fuoco prematuro".

Vue depuis Ras Tanura, en Arabie Saoudite, après un tir de drone iranien, lundi 2 mars.
Vista da Ras Tanura, Arabia Saudita, dopo un attacco con drone iraniano lunedì 2 marzo. (Reuters)

Di fronte a questa crisi senza precedenti, i sei stati del Consiglio di Cooperazione del Golfo e gli Stati Uniti hanno rilasciato lunedì una dichiarazione insolitamente ferma. "Le azioni della Repubblica Islamica costituiscono una pericolosa escalation che viola la sovranità di diversi stati e minaccia la stabilità regionale", hanno scritto, denunciando il comportamento "irresponsabile" del regime . Già domenica, il consigliere diplomatico del Presidente degli Emirati Arabi Uniti, Anwar Gargash, aveva avvertito su X: "Tornate in voi stessi e gestite i vostri rapporti con i vicini con ragione e responsabilità prima che il cerchio dell'isolamento e dell'escalation si allarghi". Le monarchie del Golfo si trovano di fronte a un dilemma: reagire, a rischio di dichiarare guerra e apparire come delegati di Israele? O contenere la loro risposta, a rischio di apparire vulnerabili?

Mancanza di un piano americano

Anche l'Europa è consapevole del pericolo. Centinaia di migliaia di cittadini europei vivono e lavorano nel Golfo. Gli interessi energetici e finanziari sono enormi: già lunedì, i prezzi del petrolio e del gas sono aumentati , mentre i mercati azionari sono scesi. La guerra contro l'Iran "porta e continuerà a portare la sua quota di instabilità e potenziale conflagrazione ai nostri confini", ha riconosciuto Emmanuel Macron in un discorso sulla deterrenza nucleare. Già domenica sera, Francia, Regno Unito e Germania si sono dichiarati pronti ad "azioni difensive necessarie e proporzionate" per proteggere i propri interessi e quelli dei loro alleati regionali.

La petite-fille d'une femme tuée par un tir de missile iranien à Bet Shemesh, en Israël, lundi 2 mars.
La nipote di una donna uccisa da un attacco missilistico iraniano a Bet Shemesh, Israele, lunedì 2 marzo. (Nir Elias/Reuters)

Ma l'avvertimento è rivolto anche a Washington e Tel Aviv. "L'escalation militare deve cessare il prima possibile", ha dichiarato lunedì il ministro degli Esteri francese Jean-Noël Barrot. "Il prolungamento indefinito delle operazioni militari senza un obiettivo chiaro comporta il rischio di una spirale discendente che trascinerebbe l'Iran e la regione in un lungo periodo di instabilità, il cui esito sarebbe altamente incerto". Ma quale de-escalation è ancora possibile? Da Teheran, l'influente capo del Consiglio Supremo di Sicurezza iraniano, Ali Larijani , ha risposto su X: "A differenza degli Stati Uniti, l'Iran si è preparato per una lunga guerra. Ci difenderemo ferocemente, a qualunque costo, e faremo pentire i nostri nemici del loro errore di calcolo". Decapitato, il regime vuole dimostrare di poter resistere agli attacchi e contrattaccare a lungo termine , convinto che il tempo stia giocando a sfavore degli Stati Uniti.

A Washington, la logica sembra altrettanto brutale: Donald Trump ha colpito perché voleva e perché poteva, in un'ennesima dimostrazione di forza. "Andremo fin dove sarà necessario", ha insistito lunedì il Segretario alla Difesa Pete Hegseth , pur minimizzando il rischio di un "pantano", e mentre il presidente americano assicurava a un giornalista della CNN che la "grande ondata" dell'offensiva americana doveva ancora arrivare. La domanda centrale rimane: cosa succederà ora? Le dichiarazioni contraddittorie di Trump ai media americani tradiscono l'assenza di un piano, a parte il ripetuto appello al popolo iraniano a rovesciare il regime. "Siate coraggiosi, siate audaci, siate eroici e riprendetevi il potere", ha dichiarato il presidente americano domenica .

A Téhéran après les tirs israélo-américains, lundi 2 mars.
Teheran dopo gli attacchi missilistici israelo-americani, lunedì 2 marzo. (Majid Asgaripour/West Asia News Agency. Reuters)

Una prospettiva fragile, secondo Ali Vaez, direttore del progetto Iran presso l'International Crisis Group: "Se la scommessa americana è che i raid aerei completeranno il lavoro dall'alto mentre gli iraniani lo completeranno da terra, non si basa su alcun modello storico chiaro e ignora la resilienza di sistemi autoritari profondamente radicati di fronte alle pressioni esterne", scrive . In uno stato in cui le Guardie Rivoluzionarie controllano la società, dove le milizie Basij controllano gli incroci di Teheran, la strada verso la rivolta rimane irta di ostacoli che le bombe, per quanto potenti, non saranno sufficienti a superare.