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| Nicolas de Largillière, Portrait de Mme Emilie du Châtelet |
Marco Fioravanti
Emilie du Châtelet savante e incidentalmente amante di Voltaire
il manifesto, 5 aprile 2023
Il prezioso ritratto degli inizi del Settecento di Nicolas de Largillière, raffigurante una studiosa che domina le scienze e padroneggia le leggi della filosofia naturale, da sempre identificata con Émilie du Châtelet, è considerato oggi come la rappresentazione di Uranie, dea dell’astronomia e della geometria. Proprio tramite l’intrecciarsi delle figure di Uranie ed Émilie, la musa idealizzata e la donna reale, va letto il libro di Paola Cosmacini, La ragazza con il compasso d’oro La straordinaria vita della scienziata Émilie du Châtelet (Sellerio, 2023 pp. 250, € 20,00) che evita il genere usurato della biografia romanzata, per tracciare lo spirito del secolo dei Lumi attraverso il ritratto di una donna riluttante a incarnare il ruolo, cui è stata consegnata, di amante di Voltaire. Certamente, il sodalizio sentimentale e culturale tra i due è centrale nella breve ma intensa esistenza di Madame du Châtelet, «la donna che fra tutte in Francia aveva predisposizione per ogni scienza», come ebbe a scrivere il suo protégé il quale in lei ritrovava intelligenza, finezza di gusto, ardente desiderio di istruirsi. Femme savante per eccellenza, scrittrice, traduttrice, matematica di genio, scienziata sperimentale, appartenente a uno dei casati più influenti di Francia in stretti rapporti con la famiglia reale, incontrò i pregiudizi e i paradossi delle donne (privilegiate) del suo tempo: obbligate a sposarsi e ad avere dei bambini, era accordato loro il diritto alla negligenza. L’infedeltà coniugale, purché accompagnata da una certa riservatezza, non era considerata dalla nobiltà e dall’alta borghesia un vizio. In un momento di fiducia illimitata nella ragione e nella scienza, Émilie partecipò in prima linea, assieme a d’Alembert, Condorcet e allo stesso Voltaire, a quella querelle des femmes che ripensò e ridefinì la relazione tra i sessi, battendosi per i diritti delle donne, denunciando l’ignoranza in cui erano tenute, la disparità di trattamento sociale e giuridico, l’assenza di un’educazione libera da pregiudizi. Questa «figlia del secolo», non estranea ai clamori di un’epoca in perpetuo mutamento, fatta di amori, tradimenti, frivolezze di nobildonne divise tra balli, teatri e incontri galanti, ma anche di scienza, medicina, letteratura, educazione, libertinismo, emancipazione femminile, ha perseguito con ardore e caparbietà il lavoro di scienziata, culminato con la monumentale traduzione dei Philosophiae Naturalis Principia Mathematica di Newton, offrendo, come chiosò il suo ingombrante amante in una sorta di epitaffio postumo, lo spettacolo di due prodigi: «uno che Newton abbia scritto quest’opera e l’altro che sia stata una donna a tradurla e commentarla». Alla moitié du genre humain, dichiarava Émilie du Châtelet rammaricandosi di non poter godere degli stessi diritti degli uomini, mancava ancora il suo trionfo.
Emilie nelle memorie del suo valletto: un episodio
Sébastien Longchamp
Madame allargò le gambe in modo che potessi versare l'acqua bollente che stavo portando più facilmente e senza farle male. Mentre iniziavo questo compito, il mio sguardo cadde su ciò che non stavo cercando di vedere; vergognandomi e girando la testa il più possibile, la mia mano tremò e versai l'acqua a casaccio. "Stai attento", disse bruscamente, a voce alta, "mi brucerai". Fui costretto a tenere d'occhio il mio lavoro e a mantenerlo, contro la mia volontà, più a lungo di quanto avrei voluto. Non ero ancora abituato a tanta disinvoltura da parte delle mie padrone che servivo.
Cependant
quelques jours après, au moment où elle était dans son bain, elle
sonna ; je m’empressai d’accourir dans sa chambre, ma sœur,
occupée ailleurs, ne s’y trouvait point alors. Madame du Châtelet
me dit de prendre une bouilloire qui était devant le feu, et de lui
verser de l’eau dans son bain, parce qu’il se refroidissait.
En
m’approchant, je vis qu’elle était nue, et qu’on n’avait
point mis d’essence dans le bain, car l’eau en était
parfaitement claire et limpide.
Madame écartait les jambes,
afin que je versasse plus commodément et sans lui faire mal l’eau
bouillante que j’apportais. En commençant cette besogne, ma vue
tomba sur ce que je ne cherchais pas à voir ; honteux et détournant
la tête autant qu’il m’était possible, ma main vacillait et
versait l’eau au hasard : Prenez donc garde, me dit-elle
brusquement, d’une voix forte, vous allez me brûler. Force me fut
d’avoir l’œil à mon ouvrage, et de l’y tenir, malgré moi,
plus longtemps que je ne voulais. Je n’étais pas encore
familiarisé avec une telle aisance de la part des maîtresses que je
servais.
Sébastien Longchamp, Anecdotes sur la vie privée de Monsieur de Voltaire, texte établi par Frédéric S. Eigeldinger, présenté et annoté par Raymond Trousson, Paris, Honoré Champion, 2009 («Bibliothèque des correspondances, mémoires et journaux», 50), pp. 329.
La lecture de ce volume constitue un véritable bonheur pour ceux qui s’intéressent à Voltaire. Ces mémoires ont été écrits par un copiste et valet de chambre de Voltaire, de 1746 à 1753. Le texte reflète la manière de penser du scripteur, ce qui justifie la publication parallèle des Anecdotes (pp. 41-143) et des Mémoires (pp. 143-295), présentant les mêmes événements, mais tandis que le premier texte est dû à la plume de Longchamp, le second a été remanié par Decroix, son premier éditeur. Celui-ci transforme le titre, corrige et complète le texte original quand il le publie en 1806. Selon les critiques, Longchamp manquait de talent littéraire, mais si l’on admet que le style, c’est l’homme même, on doit reconnaître que le premier texte est révélateur, si l’on veut comprendre le point de vue du narrateur. Il est l’unique témoin d’une période particulièrement féconde de la vie de Voltaire. Le titre promet la présentation de la vie privée du philosophe et l’auteur conçoit ce terme dans le sens le plus large. L’ouvrage nous permet de découvrir la vie commune que mènent Voltaire et Mme du Châtelet qu’il servit avant de devenir le serviteur dévoué de Voltaire. Le narrateur accorde un intérêt particulier à la vie de société et aux voyages. Il prépare ces derniers, donc il les voit de l’intérieur: raconte les anecdotes, les petits incidents, les circonstances agréables ou pénibles. Les scènes de la vie de société sont présentées de seconde main, mais parmi les amis choisis de Voltaire se trouvent des personnages illustres comme Mme de Pompadour, Mme du Maine, la cour de Lunéville et de Berlin. La présentation de la vie intime de Voltaire (rapports humains, jalousies, deuils, situation financière) complète de façon intéressante les écrits autobiographiques de Voltaire. En plus de l’homme, nous y côtoyons constamment l’auteur. Les renseignements sur la réflexion et la pratique du dramaturge sont d’un intérêt particulier: nous y découvrons les théâtres privés de Paris, mais aussi le rapport que Voltaire entretient avec les comédiens qui ont contribué au succès de son théâtre. Il découvre des comédiens talentueux (Lekain), dicte ses conditions aux théâtres et réagit promptement à l’accueil du public (réécrit en trois jours les parties mal reçues). Le texte permet de voir le processus de la création: la préparation à l’écriture des ouvrages historiques, la légèreté de sa plume quand il rédige un sermon à la demande de quelqu’un. Nous y voyons l’écrivain cherchant le succès auprès du public contemporain, et en particulier auprès de ses amis dont le goût le forme. Certaines œuvres de Voltaire sont parvenues à la postérité grâce à ces mémoires qui englobent, en dehors de la narration, des poèmes, des discours, des lettres et des fragments ou titres d’ouvrages non publiés au cours de sa vie. Longchamp livre des détails concernant les controverses de Voltaire avec ses éditeurs: il montre comment l’auteur de Zadig fait plaisir à ses amis, en leur préparant une édition en exemplaires limités, tout en déjouant des éditions pirates. Le portrait que l’auteur dessine de Voltaire, présente un homme, caractérisé par la vivacité et la curiosité auquel l’amitié et la création sont également chères.
L’édition critique des Anecdotes est bien soignée. Une introduction et des notes savantes, profitant des recherches les plus récentes sur la vie de Voltaire, permettent de lire ces mémoires, qui ne sont pas toujours fiables, en tant que document authentique, et à découvrir en même temps l’existence d’un serviteur, homme quotidien, qui a des défauts et exagère probablement son rôle, mais qui comprend l’importance de ses tâches. En dehors du texte original et de son édition remaniée (et annotée par Decroix), le volume comprend des annexes, une bibliographie et un index.
Olga Penke, «Sébastien Longchamp, Anecdotes sur la vie privée de Monsieur de Voltaire», Studi Francesi, 160 (LIV | I) | 2010, 152.
Sul ritratto
In the painting, it appears that Chatelet is looking upward, which symbolizes her interest in astronomy. Chatelet also appears to be holding a gold compass in her right hand, which is suppose to symbolize her work in measuring and bringing order to the natural world and universe. Lastly, her left hand is placed on top of a glob, which represents Newton’s theory of universal gravitation. The painting was sold in 2010 for $134,500 (Weinstock, 2014).
After looking at this painting, I learned a lot about the French painter, Nicolas de Largillier, and why he painted a portrait of Chatelet. During the 18th century, it was often unheard of women as scholars, and Chatelet was notably one of the first female mathematicians. Chatelet was born in Paris, and always enjoyed math and science. As she grew older, she became very interested in Isaac Newton’s work. I learned that she is best known for her translation and commentary of Newton’s groundbreaking Principia, which is still used today. (Jessica Montevago)
https://machiave.blogspot.com/2014/10/voltaire-emilie-e-le-altre.html



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